Varkala, village riche du de l'état le plus cultivé d'Inde, le Kerala. Difficile de comparer avec l'Inde continentale profonde. Evidemment, il y a de la misère, mais personne ne manque de l'indispensable. Le tourisme est une mine d'or.
De nombreux kéralais vont aussi bosser dans le golfe une vingtaine d'années, puis investissent leur pécule dans l'immobilier ou la terre et vivent en bons rentiers tranquilles à 50 ans. C'es pas la belle vie ???!!!
Cette état de fait stimule l'activité de toutes les castes, du maçon au bûcheron ou terrassier. Avec le flegme du sud, les locaux sont tous actifs... Et bons commerçants !
Plus rural et sauvage, moins huppé que Kovalam, c'est un lieu très privilégié !!!
Les enfants, si ouverts
et sociables se précipitent vers toi dés qu'ils t'aperçoivent, chinant un peu mais surtout très curieux et heureux de rencontrer un étranger. J'aime bien leur offrir quelque chose de temps en
temps : une boite de jus de fruit, des confiseries, the chocolate tout fondu dans son sachet plastique ou l'incontournable school-pen.Et c'est à travers les photos que je remarque le brillant des yeux et l'intensité du moment. Les gamins habitant la rue derrière chez moi, je suis ému en voyant leur sourire et leur spontanéité.
Je ne résiste pas à vous
montrer les mêmes un autre jour. Pas de peur dans leur regard, la confiance en l'avenir. C'est une grande différence entre l'Inde et les westerns-countries. Ça me parait plus sain, plus
réaliste, plus détaché des futilités. Les gamins sont heureux d'être eux-même, ne se la jouent pas. Ils savent que c'est leur meilleur rôle et qu'il ne sert à rien de simuler ce que l'on n'est
pas (Leçon 26 de "The way to serenity").C'est horrible qu' à l'ouest, la télé, la pub et la propagande les incitent au contraire !
Plus ils sont nombreux,
plus c'est la bousculade.
Ces jeunes musulmans sont en vacances et jouent au cricket sur la place du village. Mon arrivée provoqua un véritable rush, une trentaine de gamins, peut-être, cherchant à me serrer la main, à me parler et être sur la photo. Une seule solution, appareil à bout de bras, bouger, cartonner, ne pas arréter de leur parler et de jouer avec eux. Profiter de ce moment d'adrénaline intense ou le cerveau travaille à 100% et en accéléré pour immortaliser ces instants de vrai vie "Dans le mouv". Ça fait souvent de très beaux clichés en action !
Ça y est, le miracle est arrivé, il y a un petit nouveau à Varkala ! Souvenez-vous, l'année dernière, Vijay et Pushpa sont allé dans le Gudjurat pour qu'elle se fasse opérer, because ça marchait pas pour les bébés... Tout de suite après, elle a été enceinte. Le petit PIYUSH est arrivé en février après avoir bien crevé sa mère les derniers mois.
C'est le bonheur total. Ils n'ont d'yeux que pour lui, en oublient presque le commerce. De vrai jeunes parents scotchés !
* * *
Etre ami avec les locaux ouvre de nombreuses portes. Il m'est facile d'investir les backstages. Affichant un status de photographe, mes potes indiens m'invitent souvent à découvrir l'envers du décor.
Parmi les emblèmes du Kérala, il y a la noix de coco, l'éléphant et aussi le katakali. Pas de festival religieux sans représentation de cet art typiquement Kéralai.
Etape longue mais
indispensable, le maquillage. Les pigments sont obtenus à partir de pierres finement broyées entre un mortier et un pilon de granit, agrégées avec de l'huile de noix de coco avant d'être
méticuleusement appliquées sur la peau.C'est fait de bric et de broc, artistiquement improvisé et ça marche... C'est tout le fonctionnement intime de l''Inde. Des comportements aux mécanismes immémoriaux éternellement réinventés !!!
Le katakali est
une représentation théatrale, dansée et chantée... Evidemment, les percus font partie du jeu. Les différents tableaux sont archi-connus, c'est dans la connaissance des histoires et
l'appréciation de l'interprétation que se trouve tout le plaisir.
Tout est accollé
au religieux, les spectacles se passent au temple.Il y a dans tous les spots touristiques du Kerala des Katakalis de 1h30 payants, juste des démos pour les foreigners ! Le vrai est gratuit !
Ça commence à 9h du soir pour s'achever à 5 h du mat. Tout le monde roupille à la fin. Et les les non-indous trouvent la performance un tantinet longuette. Je trouve ça très drôle... Mais n'ai jamais tenu jusqu'à la fin...
Bandit de grand chemin ou
héros ??.
Je parle performance,
c'en est une balaise : Il fait un bon 30°, ils sont engoncés dans leurs costumes multicouches, jouant pendant des heures non-stop... Et le maquillage... Les indiens transpirent peu,
heureusement ! Ce ne sont que des hommes !
Figure de danse populaire
pûre kéralaise
Ce personnage est plus
énigmatique, mélangeant Katakali aux maquillages corporels animaux et primitif, du teillam, le but étant la transe.
C'est baïju qui prend
plaisir à m'intégrer à la vie locale. Il habite une des petite cahutes de ma rue. A 25 ans, sa vie change, sa mère vient de mourir et son frère chaïju, de se marier. Il se retrouve seul dans la
maison et être seul pour un indien est difficilement supportable. Il m'est arrivé de le trouver en larmes chez lui, m'exposant son vide et sa solitude. Je lui suggère de se marier... Il n'a pas
envie !!!Cet artiste qui l'accompagne m'a subjugué. Il joue, et s'amuse vraiment. Toutes les photos où il apparait sont des merveilles
La mariée acceuillait les invités. La coutume demande à lui faire un cadeau. Elle m'en a remercie en m'offrant des
citrons.
Les futures mariées,
celles pour qui c'est l'année prochaine ou l'année d'après sont toutes excitées et se moquent un peu de moi... Les hormones !
Il y a toujours plein
d'enfants, ils sont aux anges ! Les fêtes, ils adorent !!!
On est en pleine jungle, les maisons de brique très
pauvres et délabrées sont espacées d'une centaine de mêtres. La cuisine se fait dehors, sur le feu.
Il doit faire des pakoras, des beignets de
légumes.
Moment important et
sérieux, la négiciation des dots. Les hommes des 2 familles se rassemblent dans une pièce à part. Sur les feuilles de bananier, on met sa promesse de don sous la forme symbolique de racines, de
fruits ou de billets de banque.La suite sur un next post...
Enjoy your life !!
A+
Mes plus proches
voisins. La femme en blanc, vient faire le ménage à la maison. Elle m'apporte quelquefois les mets qu'elle a préparé, pour me faire apprécier la typical-kerla-food !
La main-beach vue
de la cliff nord (Opposite my house)
Les nuits du temple-festival sont particulièrement
grisantes.
Pas de fête sans les beaux travestis.
Parures, toutes de fibres végétales.
Et le bon sourire indien qui me met en joie chaque
matin.
Fresque de la Beach-Road
Le plus petit temple de Durbar, un Ganesh-temple. C'est le plus powerfull
de la cité royale, toujours entouré de pélerins.
Que de couleurs. Kathmandu ou chaque jour est un festival.
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